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Entrepreneuriat, Alignement et Rebond : les 3 mots clés de mon parcours professionnel

Mis à jour : mars 4

J’ai 30 ans, donc une carrière plutôt courte (n’est-ce pas), et pourtant riche en «rebondissements», c’est le cas de le dire ! Autour de moi, j’ai l’impression qu’il y a une recrudescence de personnes en quête de sens, en réflexion, plusieurs font des bilans de compétences, sans savoir encore comment rebondir. Le prochain article de blog sera donc dédié au thème « trouver sa voie », mais avant cela, je souhaitais vous partager mon parcours d'entrepreneure, un témoignage honnête qui permet de savoir de quel point de vue je me place et comment j'en suis arrivée là, et qui j'espère pourra motiver certaines personnes à sauter le pas de l'entrepreneuriat!…

Loin de moi l’idée de vouloir donner des leçons, mais simplement encourager l'entrepreneuriat, et partager mes divers rebonds, et le fait que malgré ces changements, je ne considère rien comme un échec! Je me sens aujourd’hui vraiment alignée, avec une sensation de joie et d’accomplissement encore plus forte qu’auparavant grâce à Être Vivre Agir.

Pourtant, cela n’exclut pas l’incertitude, quelques obstacles, et des périodes de doute !


Études et premiers pas d’entrepreneure


Je commence donc avec le contexte de l’enfance. Durant cette période, nous déménagions beaucoup, quasiment tous les ans, ce qui m’a sûrement formaté au changement et m’a préparé pour la suite. J’ai démarré mes études à l’IESEG, pour un parcours en 5 ans de Master en Management. Assez large, ce diplôme m’a surtout permis d’avoir les bases en entrepreneuriat, de voyager, et de démarrer mes premiers projets.

En 3ème année, je suis partie en Inde, à Bombay, pendant 1 an. Une année riche et un peu folle ! J’ai enchainé avec un semestre aux États-Unis, et l’idée fixe de retourner en Inde pour créer une chaîne de crêperies.

En revenant des US, à 20 ans, j’avais 6 mois « libres » devant moi, et nous avons ouvert notre première entreprise avec ma sœur dans le sud de la France (à Mougins, 06) : une galerie d’art/café. C’était passionnant, mais l’expérience était amenée à rester saisonnière et à s’arrêter au début de l’automne.



Je suis ensuite retournée en Inde pour mon stage de fin d’étude en hôtellerie, dans le but de rester sur place ensuite pour monter la première crêperie !


Le lancement dans la vie professionnelle avec Badines Lingerie


Finalement, une grosse prise de conscience m’a fait réaliser que pour l’Inde, le cœur n’y était plus. Les derniers mois ne s’étaient pas forcément très bien passés, et au lieu de me projeter à 5 ans, je ne m’y voyais plus qu’un an. J’ai donc vadrouillé dans d’autres pays que j’avais ciblé pour le même projet (Vietnam, Cambodge, Brésil), mais « ça ne collait pas ». J’ai donc eu après cela une grosse période de flou, de doutes… Autour de moi, c’était les premiers salaires, les premiers jobs et l’excitation qui va avec, mais moi, je ne me voyais pas du tout dans ces grosses entreprises, et j’étais perdue. Heureusement, ces quelques mois m’ont permis d’aller chercher en moi ce qui m’animait, me passionnait, et c’est la lingerie féminine qui est ressortie de ce « lac » une fois que la vase est redescendue.

Je me suis lancée dans l’étude puis la concrétisation de ce projet avec tout mon cœur et mon énergie, dans le but de rendre la belle lingerie, confortable et sexy-chic, accessible à toutes. La marque s'appelle Badines Lingerie. Je voulais participer aux petits sourires des femmes le matin, ces sourires qui veulent dire que l’on a confiance en soi, et que l’on se sent bien ! J’ai créé les collections, géré et vendu la marque pendant 5 ans, ce fut un vrai bonheur, beaucoup d’apprentissages, et au sein même de la marque j’ai rebondi — aussi — entre de la vente à domicile, puis des pop-up stores, puis le e-commerce !



La pire expérience


Sur la fin, j’ai ressenti un besoin de voir autre chose, de travailler en équipe aussi, et de gagner un peu mieux ma vie. J’ai donc commencé à travailler à mon compte sur des missions dans l’hôtellerie, l’audit d’appartement et d’hôtels, et je regardais les jobs disponibles en start-ups.

J’ai travaillé 2 mois pour Harmony Paris, une marque de mode parisienne, ce fut la pire expérience de toute ma vie : locaux très sales, sans lumière du jour, et le créateur passe son temps à insulter ses fournisseurs et stresser ses équipes, d’autant plus qu’il ne m’a jamais payé mon dû. Bref ! Pas fun, mais ce fut très instructif aussi !

Les quelques leçons à en tirer : écouter son intuition, ne jamais manager comme ça, et ne pas hésiter à fuir les jobs et les personnes toxiques ! Passer de l'entrepreneuriat au salariat, pourquoi pas, mais pas pour n'importe qui!


L’hôtel familial et déclic pour Être Vivre Agir


A ce moment-là, j’ai décidé de reprendre la direction de l’hôtel familial en Anjou, un lieu magique hotel-spa-restaurant de 23 chambres en pleine nature. Je ne m’étais jamais projetée dans cette voix dans le passé, mais le poste était libre, j’avais envie de travailler en équipe, et de transformer cet hôtel en centre de bien-être, c’était l’occasion d’essayer !

Je suis donc partie à Angers avec une valise, puis 2 années se sont écoulées à la vitesse de l’éclair! Une expérience qui m’a fait mûrir, a élargi ma zone de confort, et m’a fait réaliser beaucoup de choses : mon besoin d’indépendance, ce qu'était vraiment le management, et un grand besoin d’écologie et de nature dans mon cadre de vie.

J'ai d'ailleurs été selectionnée en 2018 lors des Restarts Awards, pour cette capacité à rebondir, c'était une fierté de partager cela avec des personnes toutes plus inspirantes les unes que les autres.


En parallèle de ça, je me sentais appelée par l’écologie justement, et j’ai suivi une formation avec le collectif EDENI pour « mener sa transition écologique intégrale», c’est à dire avec une approche globale et complète. J’ai été si chamboulée et transformée que j’ai fait la formation de formateur, et je suis désormais fière d’être l’une des formatrices Edeni à Angers!


Être Vivre Agir – L’appel


Ces formations résonnaient vraiment en moi, et en 2020, j’ai profité du confinement pour poser sur papier mes questionnements, mes envies, mes aspirations du moment suite à tous ces apprentissages.

Il y avait une évidence : j’avais envie d’organiser des retraites, qui combinent :

  • bien-être (réflexion et temps pour SOI),

  • connexion à son corps (yoga, méditations),

  • connexion la nature,

  • et les clés pour changer de mode de vie, pour vivre de façon plus saine et respectueuse de notre planète.


C’est ce rêve-là qui est devenu réalité en Janvier 2021, avec de nombreuses autres dates et partenariats prévus pour 2021, et c’est une immense source de joie !


Alors, si vous lisez encore ces lignes, merci ! Merci de me suivre ou de m’avoir suivi dans l’une de ces aventures, et de m’avoir permis d’être là aujourd’hui, à l’aube d’un nouveau départ !


J'ai vu revendre Badines Lingerie tout récemment, c'est donc une page qui se tourne et je suis très heureuse de monter ma 3ème entreprise avec E·V·A :)


Je n'ai ici pas le souhait de tirer de conclusion de ce parcours, mais j’espère continuer simplement à transmettre, à apprendre, à accueillir ce qui vient, à être une petite fée invisible qui apporte, à son échelle, plus de bien-être et d'harmonie au Vivant, dans sa globalité.


Je conclus donc avec la citation de Nelson Mandela :

« Ne me jugez pas sur mes succès, mais sur le nombre de fois où je suis tombé, et où je me suis relevé à nouveau »

Athéna Montuoro

© Etre Vivre Agir

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